30 novembre 2020

France relance : Les services publics et les plus précaires sont les grands oubliés du plan à 100 milliards d’euros

Le montant impressionne, 100 milliards d’euros, le discours gouvernemental est plein d’assurance, mais le plan « France relance » laisse entrevoir de sombres perspectives en termes de casse sociale, d’inégalités territoriales et de précarisation. Une nouvelle fois, les entreprises privées sont servies sur un plateau d’argent et les contreparties demandées semblent bien fragiles.

Comme par magie, il pleut désormais des milliards d’euros sur l’économie française. « Le temps de la dépense publique est venu » assure Bercy. Après les plans d’urgence du printemps, c’est au tour du « plan de relance ». Détaillé le 3 septembre par le premier ministre Jean Castex, son montant vise à frapper les esprits : 100 milliards d’euros sont officiellement sur la table. Baptisé « France relance », ce plan comporte 70 mesures ventilées autour de trois axes : 36 milliards d’euros pour « la compétitivité des entreprises », 34 milliards d’euros pour « la cohésion sociale et territoriale » et 30 milliards d’euros pour « l’écologie ». Ces dépenses publiques nouvelles marquent-elles la fin de l’austérité et du libéralisme comme l’affirment certains éditorialistes ou bien, plus sûrement, la volonté de mettre l’État, et ses ressources, au service des intérêts du seul secteur privé ?

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