Nous avons à nouveau un futur

Le prospectiviste Jeremy Rifkin (Wikipédia, @jeremyrifkin), directeur de la Fondation des tendances économiques est un penseur important de notre modernité. Nombre de ses livres se sont révélés prophétiques comme La fin du travail (1996) ou L’âge de l’accès (2000). Son dernier livre, la Troisième révolution industrielle (voir également le site dédié), est certainement l’un de ses plus ambitieux, car il nous livre – rien de moins – qu’un futur de rechange par rapport à celui qu’on abandonne.

La seconde révolution industrielle (1880-2006) n’est plus notre futur

Rifkin dresse un double constat. D’une part, celui de la fin de la seconde révolution industrielle, fondée sur le pétrole et les énergies fossiles. Plus que le pic pétrolier, nous avons atteint “le pic de la mondialisation”, estime-t-il. Nous ne pouvons plus fonder notre croissance sur un système qui va générer par définition des crises à mesure que les énergies fossiles vont se raréfier. Même la perspective de trouver de nouveaux secteurs d’extractions ne suffira pas à combler notre appétit insatiable d’énergie. Pour lui, “la crise c’est le pétrole !” et les conséquences organisationnelles que notre pétrodépendance a eues sur la société tout entière. “Les régimes énergétiques déterminent la nature des civilisations – leur façon de s’organiser, de répartir les fruits de l’activité économique et des échanges, d’exercer le pouvoir politique et de structurer les relations sociales.”

L’autre constat repose bien sûr sur les conséquences dramatiques qu’a engendrées cette seconde révolution industrielle sur la santé de notre biosphère. Les pages qu’égraine Rifkin sur le sujet ressemblent aux constats alarmants et déprimants qu’on retrouve dans tous les livres d’écologistes atterrés. “Depuis 450 millions d’années, la Terre a connu cinq vagues d’extinction biologique. Après chacun de ces coups d’éponge, il a fallu environ dix millions d’années pour retrouver la biodiversité perdue.”

Rifkin tient un propos véhément. Il faut arrêter de tergiverser et prendre acte que nous ne pouvons plus faire reposer la croissance, le progrès, notre avenir sur les énergies fossiles. Il faut clore la parenthèse prédatrice de la seconde révolution industrielle et nous engager dans une autre voie, celle de la “Troisième révolution industrielle” comme il l’a baptisé. Notre avenir doit changer de perspective et pour l’idéaliste constructif américain, cette nouvelle perspective doit nous montrer un futur accessible à tous. “Il devient de plus en plus clair qu’il nous faut une nouvelle logique économique capable de nous faire entrer dans un futur plus équitable et plus durable.”

Lire la suite : Nous avons à nouveau un futur – Blogs InternetActu.net.

Articles similaires :

Laisser un commentaire

  • Social