Apple et MacBook Pro ? bienvenue dans l’informatique jetable !

MacBook Pro 2012 ? parfaits exemples d'obsolescence programmée.

MacBook Pro ? De jolies machines !

Apple a annoncé récemment (juin 2012) la sortie de la nouvelle gamme de ses nouveaux modèles d’ordinateurs portables, les MacBook Pro.

Design agréable, faible épaisseur, noblesse de certains matériaux (en particulier un boitier en aluminium), les MacBook Pro 2012 sont dotées d’une apparence flatteuse.

Sur le plan technique, ces ordinateurs portables sont dotées de disques durs rapides (SSD) et surtout d’écrans Retina Display, technologie empruntée aux appareils iOS (depuis l’iPhone 4), ce qui, avec une résolution de 220 pixels par pouces constitue une première pour un écran d’ordinateur.

Ces deux technologies sont donc les principales nouveautés mises en avant par la firme à la pomme. Pour le reste, hormis le système d’exploitation, il s’agit de PC avec un excellent niveau de performance (le contraire serait surprenant avec comme base un processeur intel core i7), quoique sensiblement plus chers que la concurrence (35 à plus de 50 %), avec un tarif de base à 2279 €.

 

MacBook Pro gamme 2012 ? La révolution de l’informatique jetable !

Un ordinateur, qu’il soit portable ou pas, n’est guère qu’un assemblage de composants électroniques au sein d’un boitier. Il est ainsi possible de faire évoluer ou de réparer sa machine en remplaçant tout ou partie de ses composants.

Cependant, dès 2009, Apple avait introduit une nouvelle batterie pour ses modèles de MacBook Pro. Censée offrir une meilleure autonomie, celle-ci était également rendue inamovible en étant soudée à la carte mère, tout remplacement nécessitant donc l’intervention du service après vente d’Apple, avec des tarifs importants (129 à 199 €).

Pour cette nouvelle gamme de MacBook Pro version 2012, Apple a décidé d’enfoncer le clou : la batterie est également soudée à la carte mère (avec un remplacement facturé 199 €), de même que les barrettes mémoire. Le disque dur SSD est équipé d’une prise propriétaire (non standard), et ne pourra donc pas être changé pour un autre modèle que celui proposé par Apple. Et devinez quoi ? c’est plus cher chez Apple que tous les autres modèles de même technologie et de même capacité.

Ainsi, de la conception même du boitier, à l’utilisation de vis spéciales, de colle, en passant par des composants non standards, tout dans ces nouveaux MacBook Pro à été pensé, étudié et réalisé pour que de nombreux composants s’avèrent totalement impossibles à remplacer. C’est par exemple le cas du fameux écran Rétina Display, dont tout dysfonctionnement nécessitera le fait de… changer d’ordinateur !

Avec ces MacBook Pro 2012, nous sommes bel et bien face à des matériels qui, bien que forts couteux, sont si mal réparables que l’on approche de la notion d’informatique jetable.

 

Apple comme acteur majeur de pollution technologique inutile

Bien entendu, ce comportement en dit long sur les intentions d’Apple en tant qu’acteur majeur de l’économie mondiale. En effet, en ces temps de prise de conscience des enjeux écologiques liés à l’utilisation d’appareils technologiques, Apple, non content de faire produire ses appareils dans des conditions écologiques et sociales déplorables, décide à l’évidence d’accroitre sa politique d’obsolescence programmée. Le pire étant toutefois de penser combien cette politique est efficace sur le plan marketing : tous les appareils iOS ont été conçus dans la même optique, ce qui n’a jamais freiné les ventes, faisant d’Apple l’un des principaux producteurs mondiaux d’appareils technologiques à durée de vie volontairement raccourcie, et, de fait, un des acteurs majeurs de la pollution technologique planétaire.

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