Merde au nucléaire ? Simple comme un coup de fil !

Il était une fois…

La mauvaise herbe a conscience du fait de n’être que de passage ici bas. Et, appréciant la chance de vivre sur une chouette planète, aimerait bien laisser l’endroit (au moins) aussi propre qu’il l’a trouvé. S’il s’agit là de la définition de l’écologie,  j’y adhère. Ou en tout cas, je le souhaiterais, tant il y a un monde entre les aspirations et la pratique en ce domaine.

Il n’est par contre pas interdit du tout de réfléchir à la question, de tenir compte de ces aspirations, et d’essayer de faire au mieux pour tâcher de vivre de manière cohérente avec celles-ci. Et éventuellement de partager ce que l’on est bien placé pour connaître, à savoir sa petite expérience.

La question de l’électricité est cruciale, comme toutes les autres formes d’énergie que l’on utilise au quotidien. Et le fait d’avoir conscience qu’en France 74 % de l’électricité produite est d’origine nucléaire, fait que la mauvaise herbe a toujours considéré la fée électricité comme étant nécessaire, mais bien peu recommandable, pour ne pas dire pire. Alors que faire ?

 

De la frugalité dans la consommation d’électricité…

Alors, au départ et en raison de l’absence d’alternatives, l’action se porta sur la frugalité, avec comme objectif le simple fait de diminuer la consommation. Pas de leçon ici sur la manière de procéder, juste l’application de principes simples :

  • élimination des appareils inutiles et / ou superflus
  • optimisation de l’éclairage par le remplacement systématique des ampoules au profit de modèles à basse consommation
  • électroménager efficace
  • pas d’appareils en veille
  • faire attention de ne pas gaspiller…

La méthode est efficace, mais reste la sensation d’utiliser une énergie profondément nuisible. Quand un beau jour…

 

Apparition des alternatives en fourniture d’électricité !

Avec l’ouverture du marché de l’électricité français à la concurrence,  il était devenu possible d’obtenir un contrat de fourniture d’électricité produite de manière renouvelable.  Les alternatives ne manquent pas, et sont de deux types : les fournisseurs verts et les fournisseurs non verts.

De quoi s’agit-il ?

  • Les fournisseurs verts : les seuls à revendre l’énergie dont ils sont producteurs. En France, pour le moment, un seul fournisseur vert, Enercoop.
  • Les fournisseurs non verts : ils ne produisent a priori aucune énergie, que ce soit renouvelable ou pas. Le métier de ces fournisseurs consiste à acheter de l’électricité pour la revendre. Quand ils proposent à leur client de l’énergie renouvelable, ils s’engagent de manière factuelle à acheter l’équivalent de ce que le client consomme à des producteurs renouvelables.

Les personnes les plus avancées et / ou convaincues sur le plan écologique signeront sans hésiter une seconde chez Enercoop, une coopérative à but non lucratif regroupant producteurs et consommateurs. Avec Enercoop, pas d’achat ou de revente en dehors de la coopérative, les producteurs de la coopérative produisent pour les consommateurs de la coopérative. Les modes de production de cette électricité sont l’hydraulique, l’éolien et le photovoltaïque, et tous, consommateurs et producteurs, sont des acteurs démocratiques du fonctionnement d’Enercoop. Le seul point négatif à relever est un surcoût d’environ 25 % par rapport à un contrat standard chez EDF. Le coût de l’énergie propre…

Les personnes moins engagées, ou n’ayant pas forcément la possibilité financière de voir leur facture grimper de 25 % ont néanmoins la possibilité d’agir, en changeant de fournisseur d’électricité,  faisant même parfois quelques économies par rapport au fournisseur historique. A ceux qui vous diraient que vous continuez à utiliser du courant nucléaire, que tout le monde ne pourrait pas, en France, procéder de la même façon, vous pourrez objecter :

  • que votre énergie est totalement compensée par l’achat d’énergie renouvelable,
  • que votre consommation, en plus de celles des autres consommateurs ayant la même démarche, créée une demande, qui créé un marché, qui démontre de manière économique aux ayatollahs nucléocrates que les alternatives existent et qu’elles sont économiquement viables,
  • que l’on ne peut pas toujours hurler dans le vent sans rien faire et qu’à défaut d’un référendum au sujet du nucléaire en France, vous manifestez de manière concrète votre refus d’utiliser l’énergie nucléaire. Vous pourrez même ajouter qu’il convient de réfléchir dans quelle mesure, en ne quittant pas EDF tout en connaissant les alternatives, on cautionne le mode de production de cette  électricité…

Que dire de plus si ce n’est que pour changer de fournisseur, un simple coup de fil suffit, sans interruption d’aucune sorte de la fourniture d’électricité. Pour tout connaître des différentes offres disponibles afin de les comparer, pour en savoir plus sur le système des certificats verts, le site J’arrête le nucléaire.fr est une mine d’information incontournable.

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3 Commentaires

  1. Il faudrait également un contrôle plus transparent pour s’assurer que les fournisseurs « non verts » achètent bien l’équivalent de la consommation de leurs clients à des producteurs d’énergies renouvelables.

  2. Retour PingUn an que j’arrête le nucléaire avec vous | J'arrête le nucléaire.fr

  3. faut se débarrasser de cette merde proprement , ça fait 40 ans que je suis convaincu

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