La mauvaise herbe salue la campagne de Greenpeace contre le nucléaire en Espagne

Un mois après la catastrophe nucléaire de la centrale japonaise de Fukushima Daiichi, Greenpeace a organisé une campagne de communication très impressionnante. La branche espagnole de l’organisation écologiste a organisé des projections lumineuses spectaculaires de messages anti-nucléaires visant à réclamer la fermeture des centrales nucléaires espagnoles, particulièrement sur les sites de Garona et Cofrentes, car ces centrales sont technologiquement analogues à celle de Fukushima. Greenpeace souhaitait ainsi dénoncer la vétusté d’installations nucléaires dont la moyenne d’âge en Espagne est de 29 ans, et dont le suivi laisse à désirer, augmentant encore le risque lié à leur existence.

Ansi, pour Greenpeace, la centrale nucléaire de Garona, qui date de 1971, comporte :

d’ « importants problèmes de corrosion sur plusieurs composants du cœur de la centrale » ainsi que « l’incapacité à garantir la réfrigération du noyau d’uranium en cas de perte de l’approvisionnement électrique »

En Espagne, donc, les conditions sont strictement identiques à celles qui ont entrainé la catastrophe de Fukushima de juin 2011.

Le Cri, par Edvard Munch

Le Cri, par Edvard Munch

Parmi les messages projetés, il était possible de lire « Plus jamais Fukushima » ou encore « Danger, Nucléaire« . Le symbole utilisé par l’association écologiste pour l’occasion est un détournement du tableau d’Edvard Munch intitulé « Le Cri », mélangé avec le symbole universel indiquant la présence de radiations.

L’Espagne, qui s’était engagée en 2008, sous le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, à une politique de fermeture progressive des centrales nucléaires espagnoles, en est à aujourd’hui à prolonger la durée de vie de ses installations nucléaires. Greenpeace réclame la « Fin de l’ère nucléaire » pour passer à « un système énergétique à 100% renouvelable », en précisant que l’Espagne est l’un des pays européens les plus engagés dans les énergies renouvelables, puisque ces dernières fournissent 42,2 % de l’électricité, précisant que l’abandon du nucléaire transformerait l’Espagne en un pays modèle, un véritable exemple à suivre pour le monde.

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