Mal à la République, mal à mon école

Une message sur le répondeur de l’émission « Là bas si j’y suis » du 24 février 2011, à écouter en ligne ici.

« Bonjour Daniel. Hier, mercredi 23 février [2011], dans les locaux de l’inspection académique du Gers, quatre enseignants ont publiquement rendu leurs palmes académiques, pour protester contre la politique actuelle de casse de l’éducation nationale. Devant une assemblée de parents d’élèves d’un quartier populaire d’Auch, qui luttent depuis maintenant quatre semaines pour défendre trois classes d’éducation prioritaires menacées de fermeture, ils ont chacun lu un discours pour crier leur colère.

Voici un court extrait du discours de l’un d’eux :

J’ai aimé mon métier passionnément et je crois avoir donné, comme beaucoup d’autres, le meilleur de moi-même, pendant ces années au service de l’école. Moi, la fille d’ouvrier immigré, républicain espagnol, je dois tout à l’école publique et à ses enseignants, qui m’ont transmis les valeurs de la République, les valeurs de ce pays qui avait accueilli ma famille, et me permettait d’étudier mais aussi et surtout d’être libre.

Et elle conclu par ces mots :

Aujourd’hui je suis triste, pour un vieux monsieur de 94 ans, mon père, qui a pleuré de bonheur le jour où je lui ai annoncé ma nomination. Monsieur l’Inspecteur, vous ne lirez peut être pas ce courrier, mais s’il vous parvient, sachez combien l’enfant, la directrice d’école que j’étais, la grand mère que je suis devenue, a mal à la République, mal à son école.

Daniel, que ces enseignants, fierté de l’Education Nationale, fassent des émules. Indignons-nous. C’était Fabienne, du Gers. »

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