Ces « mauvaises herbes » qui font de la résistance

L’amarante sème la panique aux USA.

En 1996 Monsanto met sur le marché des plantes Génétiquement Modifiées (OGM) capables de résister à son célèbre herbicide RoundUp. Sur le continent américain et notamment aux USA, les agriculteurs les adoptent rapidement parce qu’elles peuvent être désherbées après même qu’elles aient poussé, et donc rester « propres » jusqu’à la récolte. Ainsi en 2010 aux USA, 93 % du soja, 78 % du coton, 70 % du maïs étaient constitués de variétés résistantes au RoundUp. Ce « succès » manifeste s’est accompagné évidemment d’une utilisation massive de cet herbicide, d’autant plus que les « mauvaises herbes » ainsi abondamment arrosées, ont développé elles-mêmes leurs propres résistances. Aujourd’hui, rien ne va plus, car si ce phénomène de résistance préexistait à l’introduction des cultures GM, l’usage intensif du RoundUp qui en a résulté les a rendues très envahissantes aux Etats Unis mais aussi au Canada, au Brésil, en Argentine, en Australie, en Chine… De nombreux articles agricoles et scientifiques leurs sont consacrés. Aux USA, elles ont même fait irruption dans les tribunaux dans le cadre d’une audience qui s’est tenue en juillet 2010 destinée à évaluer la politique de régulation des biotechnologies du Département de l’Agriculture Américain (l’équivalent de notre ministère de l’agriculture).

Mais ce qui inquiète le plus c’est la vitesse de progression de ces plantes résistantes, une sorte d’emballement : en moins de 3 ans aux USA, le nombre de sites infestés signalés passe de 3200 à 14000 et les surfaces concernées passent de 1 million à 5 millions d’hectares (pour une surface totale de cultures GM de 65 millions d’hectares) ! Une vingtaine de mauvaises herbes sont en cause mais la palme revient… à l’amarante de Palmer qui peut dépasser les 2 mètres (en images).

Ces « mauvaises herbes » qui font de la résistance.

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